La marque LÏNS PARIS
Photos Fabrice Gousset
Gustavo LÏNS développe des vêtements au style intemporel à partir des codes de son univers créatif personnel et de ses fantasmes.
À partir de ses dessins et de l’installation de la toile sur un mannequin, le vêtement se construit comme une architecture qui matérialise le vide entre l’habit et le corps.
Cette attention portée à l’espace entre corps et vêtement, armure et kimono, détermine une grammaire dynamique allant du corset au drapé.
Le dessin du modèle vivant permet de comprendre le corps, squelette et muscles. Il détermine la coupe de vêtements dans lesquels lignes et spirales expriment les diagonales des coutures de l’anatomie.
La référence au kimono japonais est fondatrice et omniprésente.
De par les proportions parfaites de sa base carrée similaires à celles du tatami, le lien entre l’architecture et le vêtement est créé sur ce principe.
À l’inverse de l’architecture c’est le volume du vêtement qui détermine les plans des patrons à plat.
Ainsi, devant, dos, manches et cols se superposent comme des calques indépendants et trouvent instantanément leur place dans l’espace.
Le vêtement vu de l’extérieur est un objet. Porté, il devient un espace.
Libérés des stéréotypes, les vêtements sont alternativement travaillés sur des mannequins masculins et féminins, dépassant donc la notion de tailles et, parfois de genres, rendant ce vestiaire inclusif.
Le choix des matériaux est fondamental.
Lainages fins ou structurés, cachemires, soies, cotons et cuirs sont ses matières préférées.
Chaque vêtement est conçu en France, dans le studio de la rue Saint Martin, dans le Marais à Paris.
Photos Bérangère Lomont